Cher Andrew,
Je t'en ai voulu de m'avoir lâchement abandonné alors que j'avais mal mais tu sais quoi ? Je te pardonne !
Je te pardonne, Andrew. Je te pardonne tout. Je sais que tu es une personne formidable. Je sais aussi que tu n'es pas toi quand tu es avec lui. Tu deviens son ombre, sa marionnette. Tu dis ce qu'il veut que tu dises, tu fais ce qu'il veut que tu fasses. Tu vas même jusqu'à dire et faire ce que tu penses qu'il voudrait que tu dises ou fasses.
Tu restes auprès de lui car il t'offre le confort d'une relation fusionnelle, un cocon dans lequel quoiqu'il advienne, il sera toujours le méchant et toi, la victime.
Mais peu importe, je ne te fais pas de remontrances. Je te pardonne, sincèrement. Je sais que tout n'est pas clair pour toi en ce moment. Je sais que tu es quelqu'un de bien mais qu'il t'est difficile d'être toi-même. Tu aurais été un ami formidable et tu le seras peut-être un jour mais pas maintenant. Mon seul regret est de t'avoir rencontré au mauvais moment.
Je ne sais pas si je vais continuer de tenir ce blog sur toi car je sens que je dois de mon côté passer (et surtout penser) à autre chose.
Je te souhaite tout le bonheur de monde.
Sylvain
dimanche 22 novembre 2009
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